L’Homme
Et La Nourriture
Notre
capacité à emmagasiner de grandes quantités de graisse résulte de notre
passé biologique. En effet, pour faire face aux périodes fastes et aux
famines qui se succédaient, notre corps se constituait d’une importante
réserve d’énergie. Aujourd’hui, les problèmes de carences alimentaires
ont disparu du monde occidental et nos provisions de graisse ne sont
plus d’aucune utilité.
Cependant,
notre alimentation actuelle peut être nocive pour la santé. Les lipides
et les hydrates de carbone que nous absorbons sont générateurs des
problèmes suivants:
-
Elévation
du taux de cholestérol, responsable des risques de maladies cardiaques
et rénales. Une surcharge de graisse fatigue le coeur et bouche les
artères.
-
Surcharge
pondérale. Elle provoque le plus souvent une gêne dans les mouvements
et fatigue l’organisme.
-
Surcharge
graisseuse dans le foie. Un dépôt de graisse dans un organe aussi
important que le foie peut occasionner d’importants troubles.
Or, la
dissolution des lipides est souvent difficile. Ils échappent
fréquemment aux régimes les plus sévères.
Ainsi
peuvent se créer des situations où un régime à basses calories ne mène
pas à la mobilisation des réserves de graisse mais à la résorption de
la masse maigre constituée de protéines corporelles. L’un des facteurs
de ce phénomène est une carence en substances lipotropes. Ces
substances contenues dans l’organisme, permettent de libérer les
graisses de leurs réserves et de les acheminer vers la circulation
sanguine pour les métaboliser.
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L'Alimentation
Des Années 2000
Il est
devenu commun de répéter que le Français, comme l’Européen, mange mal.
Tout le
monde devrait normalement le savoir et chacun agit comme s’il
l’ignorait. La force de l’habitude, les impératifs de la vie
quotidienne, le stress, sont autant de raisons pour être mal dans sa
peau, mal dans son assiette.
Les ennemis
sont pourtant connus, sucreries et graisses avec la complicité du tabac
et de l’alcool.
En un
siècle, la consommation de sucre a triplé, celle de la viande a doublé,
alors que nous ne mangeons plus que le tiers du pain consommé en 1900.
Près de la moitié de ce que nous mangeons chaque jour est de la graisse!
Et nous ne
mangeons même pas heureux. Le temps consacré aux repas est devenu une
peau de chagrin qui rétrécit d’année en année. Repas avalés à la
va-vite debout dan la cuisine, sandwiches ingurgités en deux bouchées
pressées, et notre estomac crie sa douleur. Quand ce n’est pas la
télévision qui vient distraire le convive hébété.
L’homme
balance entre le trop et le pas assez. Nourriture trop riche, trop
grasse ou insuffisante; allégée à l’excès, orgies interminables ou
repas expédiés.
Pourtant,
bien manger et bien vivre, cela paraît si simple. Encore faut-il se
connaître, et connaître ses besoins.
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De
quoi sommes-nous faits?
Le
corps humain est comme une usine.
Il y a des
murs qui soutiennent l’édifice, des machines qui travaillent et qui
consomment de l’énergie, énergie qu’on peut stocker en cas de besoin.
Pour la construire, il a fallu prévoir des matériaux de construction,
un carburant où une source d’énergie, et son système de réserve.
Les
protéines sont les briques de cette construction.
Du noyau de
nos cellules jusqu’aux fibres de nos muscles, et même nos cheveux,
elles constitueront les matériaux de base.
Les
glucides représentent le carburant des moteurs.
On distingue
les sucres qui "brûlent" vite, et d’autres qui vont libérer lentement
leur énergie. d’une façon plus adaptée aux besoins, les féculents. Il
faut un peu des premiers et beaucoup des seconds pour que les machines
de notre organisme fonctionnent correctement.
Les
lipides représentent la forme de stockage de l’énergie.
Soit depuis
notre alimentation, soit par transformation des sucres en lipides. Mais
les graisses ne sont pas qu’une réserve improductive; ce sont elles
aussi qui forment les enveloppes de toutes nos cellules, sans omettre
le rôle primordial des acides gras dits
« essentiels » au niveau du système nerveux.
Ce seront
aussi les graisses, si elles deviennent trop importantes, qui seront
responsables des bourrelets disgracieux et de l’obésité.
Les
vitamines, sels minéraux, oligo-éléments,
permettent
à toutes nos fonctions de s ‘effectuer en harmonie.
Leur
importance dans l’équilibre est maintenant reconnue.
Tout parait
simple, la réalité est tout autre. L’homme n’est pas une machine, tant
mieux, c'est ce qui nous permet d’être différents.
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Besoins
Energétiques
Depuis
le I”
janvier 1978, les besoins énergétiques ne s’expriment plus en calories
mais en joules.
Calorie :
unité exprimant la quantité de chaleur nécessaire pour élever la
température d’un kilogramme d’eau de 15 â 16°C.
Joule
unité
de travail exprimant l’énergie dépensée pour déplacer un poids de 1
kilogramme sur une distance de 1 mètre par une force de 1 Newton.
1 calorie = 4,184
joules
Pour
convertir approximativement les calories en joules, il convient de
multiplier le nombre de calories par 4.
Les
besoins
énergétiques quotidiens de chaque individu varient selon les dépenses
de base, le climat, l’âge, le sexe, le poids, l’activité physique et
l’environnement.
| Activité Physique |
Hommes |
Femmes |
| Réduite |
2100
kcal/8786 kJ |
1800
kcal/7531 kJ |
| Habituelle |
2700
kcal/11297 kJ |
2000
kcal/8368 kJ |
| Importante |
3000
kcal/12552 kJ |
2200
kcal/9205 kJ |
| Très Importante |
3500
kcal/14644 kJ |
2600
kcal/10878 kJ |
D’après
ce
tableau, nous pouvons constater que les besoins énergétiques de l’homme
et de la femme sont différents pour une activité identique. Leur corps
ne possède pas la même composition. Chez l’homme, la masse maigre
(muscles) est plus importante, donc son métabolisme est supérieur. Les
muscles consomment de l’énergie, alors que la graisse, masse inerte,
n’en consomme pas. Toutefois, l’être humain s’adapte à ce qu’il mange
et peut être en bonne santé même s’il ne respecte pas la consommation
alimentaire adaptée à sa morphologie et à son activité.
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Préambule
Les
aliments
se composent de sept substances de base:
-
les protéines
ou protides
-
les lipides ou
graisses
-
les glucides
ou hydrates de carbone
ou sucres
-
les vitamines
-
les sels
minéraux
-
l’eau
-
les fibres
alimentaires.
Les
protéines, les sels minéraux, les vitamines participent à la
construction de la cellule et à l’édification des tissus.
Les
glucides, les lipides ainsi que les protéines apportent de l’énergie.
Les valeurs énergétiques de ces trois substances ne sont pas
équivalentes:
-
protides 4
kcalories/gramme ;
-
lipides 9
kcalories/gramme ;
-
glucides 4
kcalories/gramme.
Il est donc
important d’avoir une alimentation diversifiée. Suivre un régime pour
obtenir un poids “idéal” ne signifie pas se passer totalement de
certains aliments au risque de générer une carence en substances
nécessaires à un bon équilibre. Chaque aliment, même considéré comme
« néfaste à la santé », représente une utilité pour
l’organisme.
Exemples:
-
Le
beurre, honni pour ses graisses saturées, apporte de précieuses
vitamines A et D.
-
Les
sucres
dits rapides (ceux des fruits, de la confiture, du miel...) sont
nécessaires à l’effort musculaire ou au travail cérébral... Chacune de
ces catégories alimentaires apporte des nutriments spécifiques.
Supprimer l’une d’entre elles expose l’organisme à un état de carence.
Conclusion :
Pour maigrir, il faut manger de tout mais en moindre quantité. Si vous
adorez la charcuterie, vous l’apprécierez d’autant plus une fois par
semaine. Si vous aimez les pâtisseries, il est sage de céder à la
tentation, à condition de compenser dans les 24 heures la consommation
d’aliments riches par celle d’aliments peu caloriques.
Il faut
toutefois rester conscient du prix à payer lorsque l’on cède à la
tentation:
-
1 paquet de
chips de 30g = 116
kcal/485 kJ
-
1 cornet de
frites de 80g = 240
kcal/l004 kJ
-
10 tranches
fines de saucisson sec =
250 kcal/1046 kJ
-
60g de
cacahuètes salées = 390
kcal/1632 kJ
-
1 tranche de
pâté de foie = 400
kcal/1674 kJ
-
100 g de
chocolat = 556 kcal/2326 kJ
-
1 tube de lait
concentré sucré = 825
kcal/3452 kJ
-
1 esquimau =
120 kcal/502 kJ
-
4 biscuits
fourrés = 200 kcal/837 kJ
-
500 ml de
glace = 900 kcal/3 766 kJ
-
1 croissant au
beurre = 250 kcal/1046
kJ
-
1 boîte de
soda = 140 kcal/586 kJ
-
1 whisky baby
= 70 kcal/293 k
-
1 coupe de
champagne = 70 kcal/293 kJ
Le
but : réduire progressivement sa consommation en calories pour
atteindre le seuil en dessous duquel le poids reste durable.
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page
Calories
Et Energies
Kilojoules
(KiloJ), kilocalories (Kcal ou Cal), deux mots pour compter l’énergie
que nous dépensons ou que nous consommons. Il est d’usage de parler en
kilocalories, alors que nous devrions en bons européens n’utiliser que
les Kilojoules du Système International.
La
conversion est aisée: 1 Cal = 4,18 Kilojoules.
Kilojoules,
Kilocalories, ne renseignent que sur la quan tité d’énergie, pas sur la
qualité. Une calorie de graisses n’a pas la même valeur qu’une calorie
de protéines. Nos apports énergétiques doivent couvrir nos dépenses.
Toutes nos activités dépensent de l’énergie, même le sommeil. Il est
facile d’évaluer notre consommation calorique quotidienne.
Le poids
est un équilibre entre les calories que nous consommons, et les
calories que nous dépensons.
Si
les
premières sont en excès, l’organisme les met en réserve, SOUS forme de
graisse.
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Pourquoi
manger de tout?
A la base
des besoins quotidiens de l’organisme, il y a des éléments vitaux: les
protéines, les acides gras essentiels, les vitamines, le fer, le
calcium. Pour que l’équilibre soit parfait, sans baisse de tonus, ni
coup de fatigue, une personne doit consommer quotidiennement:
-
3 à 5 produits
laitiers
-
70 g de
protéines
-
1 fruit frais
-
1 crudité ou 1
légume vert cuit
-
1 cuillerée à
café d’huile végétale
ou l0g de beurre
-
200 g de
féculents
-
10g de sucre
Les
Produits Laitiers
Du
fait de
leur richesse en calcium et en vitamines du groupe B, ils sont
indispensables à la solidité des os, au fonctionnement de nos cellules
et au système nerveux. Nous devons en consommer 3 à 5 fois par jour
sous formes différentes.
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Les
Fruits
Source
de
vitamines naturelles la vitamine A, bonne pour la peau et la vitamine C
anti-infectieuse et tonifiante. Plus ou moins riches en fibres utiles
au transit intestinal, ils contiennent également du fructose, sucre qui
se transforme rapidement en énergie. Mais au cours d’un régime, il
convient de se limiter à un fruit quotidien, choisi parmi les plus
pauvres en glucides (sucre)
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Les
Légumes
Riches
en
eau (de 80 à 90 %), consommés frais ou cuits rapidement, ils apportent
des vitamines A, B, C, un peu de calcium mais aussi des fibres en
quantités non négligeables. Les matières grasses (lipides) sont
quasiment absentes. Voilà pourquoi nous pouvons en manger beaucoup pour
satisfaire notre appétit (à condition de les consommer nature ou
arrosés d’un filet de citron).
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Les
Matières Grasses
Elles
fournissent de l’énergie, certains acides gras essentiels et des
vitamines (E essentiellement) nécessaires à nos cellules, à certaines
hormones, à notre cerveau et au maintien de notre Jeunesse (Avez-vous
remarqué comme les personnes grasses faisaient plus jeunes et avaient
une belle peau si toutefois elles ne fument pas et ne consomment pas
trop d'alcool).
On
a
l’habitude de distinguer les « mauvaises» graisses animales et les
«bonnes» graisses végétales. Si les premières peuvent être pourvoyeuses
de cholestérol en excès, elles sont une mine de vitamines, de sels
minéraux. Les secondes, si elles apportent beaucoup d’acides gras
essentiels, sont par contre « plus grasses’) et plus caloriques.
L’huile est constituée de 100 % de lipides contre 80 % dans le beurre
et 30 % dans la crème fraîche. Il n’y a pas d’huile légère. Même le
cholestérol est utile à l’organisme, mais en restant dans une
consommation normale inférieure à 300 mg par jour, ce qui équivaut à un
jaune d’oeuf ou à un repas moyen avec viande et fromage: au-delà, c’est
notre coeur et nos artères qui souffrent.
Les
acides gras essentiels sont utiles entre autre pour «nettoyer les
artères» et lutter contre le vieillissement.
Ce
sont des
acides gras dits aussi poly-insaturés. Il y en a plusieurs sortes,
répartis différemment selon les types d’huiles ou de margarines
végétales. D’où la nécessité de changer fréquemment d’huiles afin
d’équilibrer l’apport. Le rapport à appliquer est d’un tiers de
graisses animales (beurre, saindoux, crème, jaune d’oeuf,...) pour deux
tiers de graisses végétales (huiles et margarines végétales).
Il
faut
rappeler une règle importante. Les graisses ne supportent pas la
chaleur et forment des corps toxiques. Le beurre ne doit pas être cuit,
les huiles ne doivent pas être chauffées au delà des températures
indiquées sur leur emballage (entre 120 et 170°C selon les types
d’huiles).
Il
n'y a
donc pas de bonnes ou de mauvaises graisses mais encore une fois un
simple équilibre à respecter.
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Les
Féculents
Sucres
à
assimilation lente, ils contiennent également des protéines végétales,
des vitamines du groupe B et très peu de lipides. Ils représentent le
carburant permettant de fonctionner sans baisse d’énergie. C’est
pourquoi ils doivent constituer les trois quarts d‘une alimentation
équilibrée. En cas de régime, il convient de les réduire dans les
limites des quantités fixées.
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Les
Sucres
Ces
glucides
simples apportent de l’énergie à court terme. Ils doivent être
proscrits en cas de régime. Ils peuvent être remplacés par un peu
d’édulcorant.
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L'Eau
L’importance
de l’eau dans l’alimentation:
- Plus on
consomme de protéines, plus il faut boire d’eau pour éliminer leurs
résidus de dégradation (urée, acide urique);
- Plus on
consomme de fibres, plus il faut boire d’eau pour qu’elles gonflent et
agissent.
L’eau
constitue:
-
un coupe-faim
naturel
-
un laxatif
naturel
-
un hydratant
naturel de l’épiderme.
La plupart
des gens ne consomme pas suffisamment d’eau. Nous nous privons de
boisson à table en croyant que boire “fait gonfler”. Comme nous évitons
également le sel, nous ne ressentons pas le besoin de boire. A
l’extérieur nous ne pensons pas à boire ou nous ne trouvons pas le
temps.
Pourtant
l’air desséché des appartements, des lieux de travail surchauffés et
l’air conditionné accentuent la déshydratation.
Quelle est
la bonne moyenne?
Théoriquement
pour compenser les pertes de l’organisme, la consommation quotidienne
d’eau doit être de 2,5 litres, dont 1,2 I sous forme de boisson 1 I
d’eau issu des aliments et 0,3 l d’eau libérée lors de leurs réactions
d’oxydation. L’insuffisance d’absorption d’eau peut augmenter le taux
d’urée dans le sang. Des calculs rénaux et urinaires se forment, la
constipation s’aggrave, la peau se dessèche.
L’important
est la différence entre la quantité d’eau absorbée et les quantités
éliminées. Certaines femmes sont sujettes à la rétention d’eau et, de
ce fait, n’ont pas intérêt à boire beaucoup. Le travail réalisé par le
système rénal est considérable et boire avec excès, sans soif, peut
nuire à son bon fonctionnement. Afin d’assurer un confort digestif, il
convient d’humidifier les aliments dans une certaine mesure (1 ou 2
verres par repas). Manger “sec” est étouffant. A l’inverse trop boire à
table provoque une dilution des sucs digestifs et rend la digestion
inconfortable.
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page
Les
Protéines
Il ne suffit
pas de perdre les kilos souhaités, il convient de perdre des kilos de
graisse. Or, la plupart des régimes, dont le jeûne intégral, font
fondre les muscles en même temps que les graisses. Il en résulte un
affaiblissement du visage, un amollissement du corps fatigué, une
diminution des forces et une moindre résistance aux infections. Pour
maigrir efficacement tout en gardant visage et corps fermes, il faut
suivre un régime riche en protéines et peu calorique. Les protéines
sont des structures complexes et vitales à l’organisme.
Elles sont
toutes très spécifiques et leurs propriétés diffèrent selon les
organismes. Par l’action de sels et d’acides, les protéines sont
préparées dans l’estomac pour l’étape suivante de la digestion. C’est
finalement dans l’intestin que les acides aminés aussi bien que
certains polypeptides sont assimilés dans le sang et véhiculés vers les
tissus.
Les aliments
à base de protéines sont des aliments matériaux. Eux seuls apportent à
l’organisme les éléments nécessaires à leur construction ou à
l’entretien des tissus. Les protéines sont des substances alimentaires
mixtes à la fois plastiques et énergétiques. Elles apportent donc de
l’énergie, bien que cela ne constitue pas leur rôle principal en raison
de leur rendement médiocre.
Elles
permettent la reconstitution de nos muscles, de nos hormones et de
notre sang. Elles garantissent également notre système immunitaire.
L’organisme a besoin d’un apport quotidien de ces protéines. La
quantité conseillée est de 1g par kg, soit 60g pour une personne de 60
kg. Lors d’un régime, il suffit de choisir les protéines animales les
moins riches en lipides.
L’organisme
a un besoin constant de protéines car il n’en stocke pas. Aucun organe
n’est conçu pour les mettre en réserve comme il en existe pour stocker
les graisses (cellules adipeuses) ou les sucres (foie et muscles).
L’alimentation doit donc constituer un apport journalier en protéines.
Les
protéines sont utilisées par l’organisme pour construire, réparer ou
entretenir ses tissus nobles, constitués eux-mêmes de protéines:
muscles, os, sang, glandes, peau, hormones, enzymes, anticorps. Toutes
les 24 heures, l’organisme a besoin en moyenne d' 1g de protéines par
kilo de poids, soit 50 pour une personne de 50 kg. En dessous de cette
quantité, l’organisme ne vit plus sur ses réserves de graisse mais sur
sa masse noble, les muscles.
Les
protéines représentent un facteur déterminant dans les cures
d’amincissement pour les raisons suivantes:
-
Elles
ne se
transforment jamais en graisse.
-
Elles
activent la combustion des graisses alimentaires.
-
Elles
coupent la faim, rassasient vite et durablement. L’organisme décompose
les longues chaînes de molécules des protéines en chaînons pour tirer
parti des acides amines. Pendant leur temps d’assimilation, nous ne
ressentons pas le besoin de manger.
-
Elles
permettent de supporter sans fatigue un régime.
-
Elles
reconstituent le tissu élastique, la charpente de la peau et des
muscles dont elles forment la trame. Lors d’une perte de poids, elles
conservent la fermeté des tissus.
-
Elles
font
dépenser des calories.
-
Elles
contribuent à éviter la stagnation de l’eau dans les tissus.
Si un apport
quotidien minimum de protéines est nécessaire à l’organisme, il ne faut
pas pour autant en consommer avec excès. En effet, leur dégradation
laisse des résidus acides urée, acide urique... En l’absence de leur
élimination, ils intoxiquent l’organisme, peuvent fatiguer le foie ou
les reins, Il est donc important de « laver » le sang
et les reins pour que les résidus ne stagnent pas.
Plus nous
consommons d’aliments riches en protéines, plus il faut boire (au moins
1,5 l par jour) pour purifier le sang, les reins et éviter la
stagnation des résidus. Elles ne laissent pas de déchets et ont
tendance à ralentir le transir intestinal. Pour équilibrer leur
consommation, il est nécessaire d’absorber des aliments riches en
fibres alimentaires, légumes verts, salades et certains fruits.
Une
consommation quotidienne de protéines supérieure au besoin de
l’organisme à tendance à faire grossir. Les protéines en excès sont
transformées en acides aminés qui fournissent un potentiel énergétique
important. Les glucides et les lipides sont alors stockés et il en
résulte une augmentation du poids.
Pour
équilibrer les protéines il convient aussi d’y associer du calcium et
des vitamines par l’apport d’un minimum de légumes, de fruits et de
fromage. Les protéines d’origine animale plus complètes que celles
d’origine végétale possèdent la meilleure valeur nutritive.
Les œufs
représentent les protéines idéales. Ensuite, viennent les produits
laitiers, puis les viandes et les poissons aux protéines sensiblement
équivalentes. Aussi nourrissant que la viande ou le poisson, l’oeuf
apporte 14 % des protéines, beaucoup de minéraux et de vitamines.
Toutefois, il ne faut pas oublier sa teneur moyenne en graisse. Deux
petits (100g) apportent 12 à 14g de graisse, l’équivalent d’une viande
grasse. Il faut ainsi limiter sa consommation à un par jour, de
préférence cuit et sans graisse. Le blanc de l’oeuf est moins riche et
peut être consommé en plus grande quantité. Cependant l’oeuf doit
figurer parmi les bons aliments des régimes amaigrissants car c’est un
remarquable coupe-faim.
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page
Les
Fibres
Les fibres
constituent l’un des “dadas” des spécialistes de l’amaigrissement pour
plusieurs raisons:
-
Elles
n’ont
aucune valeur calorique.
-
Elles
gonflent dans l’estomac.
-
Elles
obligent à mastiquer plus longtemps.
-
Elles
accélèrent le transit intestinal.
-
Elles
ralentissent l’assimilation des sucres.
-
Elles
sont
bénéfiques à l’organisme en diminuant le taux de cholestérol et des
autres graisses dans le sang.
-
Elles
modifient la composition de la bile et prévient ainsi la formation des
calculs biliaires.
-
Elles
rééquilibrent la flore intestinale.
-
Elles
pourraient être un facteur de prévention des cancers du côlon et de la
formation des diverticules intestinaux.
A chaque
repas, peuvent être consommés au choix, haricots verts, courgettes,
poireaux, choux verts, choux-fleurs, choux de Bruxelles, épinards,
fenouil, céleri, bettes, artichaut, aubergines crus, cuits ou en
potage. Les fibres les moins caloriques sont les champignons, la salade
verte, les tomates et les concombres. Les fibres des céréales et du
pain (complet ou seigle) sont également nécessaires à l’amincissement.
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